Comment agrandir votre bien facilement

Vous pouvez aussi agrandir votre bien en gagnant des mètres carrés sur l’extérieur. De la simple véranda à la surélévation ou à l’extension, le choix de la solution entraîne des contraintes de construction qui risquent d’alourdir les budgets.

La conquête de l’espace

La solution préférée des Français pour bénéficier d’une pièce supplémentaire ? La véranda. Facile à poser, c’est elle qu’ils choisissent en priorité. 80 % sont construites a posteriori, dans un budget moyen allant de 8 000 à 15 000 euros. Ce marché ne cesse de croître depuis 2000, avec une prédilection pour l’aluminium dans 95 % des cas. Ce succès s’explique. Le bois nécessite des traitements particuliers, l’acier et le fer forgé aux profils plus fins sont onéreux. Quant au PVC, de 15 à 20 % moins cher, s’il offre une meilleure isolation thermique et un entretien plus aisé, il peine à conquérir le public (voir l’étude réalisée par vitter-foncier.fr).

La seule contrainte de la véranda : ne pas se transformer en four l’été, en congélateur l’hiver. D’où une orientation le plus souvent sud, sud-est pour capter la chaleur du soleil pendant les saisons fraîches. Pour des températures clémentes en été, elle est le plus souvent équipée de doubles vitrages à isolation renforcée et d’un toit en panneaux alvéolaires en polycarbonate, voire de panneaux totalement opaques très isolants.

Bois des villes, bois des champs

Agrandir sa maison en poussant les murs, c’est aussi possible, grâce à l’extension ou à la surélévation. Ces deux solutions sont bien soutenues par l’engouement pour l’ossature bois, une structure plus économique que l’acier et plus légère que la maçonnerie. Grâce à des modules préfabriqués, le temps de chantier peut être divisé au moins par deux, et la faible épaisseur des murs permet un gain de surface habitable de 10 à 15 %. Ce qui n’empêche pas l’ossature bois d’offrir de bonnes performances thermiques et acoustiques. Cependant, que choisir ? Surélévation ou extension ? La première est adaptée à la ville car elle augmente la surface habitable sans accroître l’emprise au sol.

Cette opération fait appel à des engins de levage pour la dépose de la toiture, la mise en place des panneaux (plancher et cloisons) du niveau supplémentaire, puis la repose de la charpente. Simple, a priori. Seul problème, la structure existante doit pouvoir supporter une nouvelle charge. L’extension est donc moins contraignante puisqu’elle s’effectue par les côtés, en s’appuyant sur des fondations neuves. Ces solutions séduisantes sont pourtant plus coûteuses qu’une véranda. Leur prix varie selon la région, l’importance du projet, et surtout selon l’état du sol pour l’extension ou de la structure existante pour la surélévation. Elles imposent bien sûr l’intervention de professionnels aguerris. Enfin, ces travaux n’entraînent pas de réduction de la TVA. Comme il s’agit de création et non pas d’amélioration, il faudra payer la totalité de l’addition.

Quelques conseils pour surélever ou agrandir

  • Sonder le sol : c’est une étape importante. Sa stabilité détermine le coût d’un projet d’extension.
  • Faire réaliser un diagnostic des structures existantes par un ingénieur ou un bureau d’études spécialisés. Ne pas hésiter à exiger leur certificat d’assurance.
  • Protéger l’existant : un bâchage provisoire est économique mais il peut être inadapté. Il faut demander un chiffrage précis de la protection qui peut lourdement grever le devis.
  • S’assurer auprès des entreprises qu’elles ont bien contracté une assurance qui relève de l’obligation de constructeur de maisons individuelles.

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